2006/04/11

À quand un Québec souverain ?

Je pense que de tout temps, les luttes « nationales » sont d’abord passées par des luttes pour le contrôle des marchés. Le parti québécois n’a pas échappé à cette règle fondamentale et dès son élection à la tête de la province René Lévesque et ses représentants se sont empressés de rassurer nos voisins fédérés ainsi que nos voisins du Sud sur les risques financiers et l’impact économique de l’indépendance du Québec. C’est donc dire que, dès le départ, l’économie faisait partie de la raison d’être du parti comme en faisait partie le fait français.

Malheureusement au fil des années les choses ont changé. Les leaders ont pris une tangente de droite et on a quelquefois l’impression que le discours économique est devenu le principal objectif du projet. On a oublié le thème initial : notre LIBÉRATION NATIONALE.

Michel Tremblay a avoué cette semaine qu’il se désolait de la place de l’économie dans le projet souverainiste. De son coté, Alain Dubuc nous a fait « l’Éloge de la richesse » à l’émission Tout le monde en parle. Dans son livre, chiffres à l’appui, il affirme que "le Québec est pauvre et que notre niveau de vie est l'un des plus bas en Amérique du Nord". Toujours à cette émission, Jean Lapointe, notre cher sénateur, nous apprend que tout notre argent est à OTTAWA. (je suis une fan à vie de Jean Lapointe, j'aime son honnêteté et son franc parler)

Pensez-vous, comme Alain Dubuc, « qu’il serait sage de remettre le Québec sur pied avant de se demander où il doit aller »

Ou comme Robert Lepage que «depuis le départ de Lucien Bouchard, la souveraineté n'est plus incarnée par personne.»

2 Comments:

At 10:58 PM, Blogger Accent Grave said...

Si nous parlions anglais, que notre culture était semblable à celle de nos voisins, jamais nous ne parlerions d'indépendance.

La raison première de se donner un pays, me semble évidente sauf que, ce sont des craintes de nature économiques qui furent responsables de l'échec des deux référendums.

De plus, pour être "libre", il faut contrôler notre économie et convaincre les gens que nous pourrions mieux faire en étant indépendant.

Je crois qu'on ne peut pas passer à côté.

Au sujet du sénateur Lapointe, j'espérais que l'animateur revienne sur cette déclaration concernant l'argent qui se trouve à Ottawa.

Accent Grave

 
At 11:43 PM, Blogger Zylag said...

Je ne suis pas nécessairement partisan des leaders forts en toutes circonstances de la vie d'un peuple.

Mais pour franchir une étape cruciale comme l'accession à l'indépendance, oui, cela prend un leader charismatique pour rassembler et rassurer le plus de gens possible.

Je trouve que les militants péquistes n'auraient pas dû pousser Lucien Bouchard à la démission.

Je rejoins un peu Robert Lepage là-dessus

 

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