2006/05/11

Lire, un choix personnel...

La lecture de ce billet d'Accent Grave a suscité chez-moi un questionnement sur mes gôuts littéraires. J'aime lire les auteurs d'ailleurs, je n'ai pas vraiment lu de poésie, à mon grand désaroi d'ailleurs. Je n'ai presque pas lu de bandes dessinées sauf Les aventures de Tintin bien sûr. J'aime beaucoup les biographies, pas forcément toutes, ça dépend des gens et des époques. Je suis amateures de romans, d'oeuvres de fiction, de polar et je ne lis pas de livres d'horreur. Je lis très rapidement, trop quelquefois. J'ai développé cette habileté pendant mes études, surtout à l'université.

J'ai aimé lire très tôt dans ma vie. Dès l'âge de 5 ans j'étais déjà sur les bancs de l'école et dès que j'ai appris à lire je lisais sans me rassasier.

Vous me direz que c'est normal d'être à l'école à 5 ans. Maintenant oui mais il y a 50 ans non. On entrait à l'école à 6 ans. J'ai aimé l'école à en être malade. Encore aujourd'hui je rêve de retourner aux études, si j'avais pu je n'aurais jamais cesser d'étudier, mais il fallait bien que je gagne ma vie.

À l'adolescence la lecture était beaucoup moins importante que les petits garçons, j'avais les idées ailleurs comme disait mon père et il parraît que j'étais assez "précoce". C'est à cet âge que je flirtais déjà avec mon amoureux actuel, 13 ans et lui presque 17 ans. Les gens de ma génération comprendront le terme "précoce".

Par la suite vers 15 ans et + le goût de la lecture est revenu et mes choix ont changé. J'avais l'âge des "lectures interdites". C'était le temps des auteurs existentialistes : Jean-Paul Sartre, Albert Camus et Simone de Beauvoir.

Plus tard, j'ai vécu mon époque "série noire", Agatha Christie, Exbrayat, Simenon. Tous les romans à énigme me passionnaient. Par la suite, j'ai lu San Antonio et beaucoup d'autres. Je pense, en écrivant ce texte, avoir suivi le courant de "mon temps".

À une certaine époque la lecture m'a surtout fait voyager à travers le monde. À d'autres moments elle m'a fait évoluer et apprendre énormément. Maintenant elle m'accompagne plus que jamais, elle devient presque nécessaire à ma survie.

Et vous pourquoi lisez-vous? est-ce pour vous une détente ?

Selon vous est-ce qu'on apprécie la littérature différemment selon qu'on est une femme ou un homme?

Choisit-on nos lectures différemment selon qu'on est une femme ou un homme ? jeune ou vieux ? Selon qu'on a grandit au Québec? ailleurs au Canada ? en France ? ailleurs dans le monde ?

Selon qu'on a fait ses études en littérature? en maths? en psycho ou pas d'études ou presque ?


J'attends vos commentaires .... Dites-moi...

4 Comments:

At 7:32 PM, Blogger Accent Grave said...

Autant de lecteurs, autant de réponses.

Pus il y a de livres autour de nous lors de l'enfance, plus on a de chances de lire plus tard.

Homme ou femme? Sais pas. Plus de femmes que d'hommes lisent, c'est clair, mais il est facile de trouver des femmes qui apprécient ce que je lis. La réciproque est aussi vraie.

Tout le monde peut aimer lire, il suffit qu'on nous ait initiés à la chose de la bonne façon. Aucun auteur n'écrit pour l'élite, l'auteur écrit pour être lu par TOUS. Les gens qui n'ont pas développé de goût pour la lecture hésitent à ouvrir un livre, croyant à tort que cette activité est réservée aux intellectuels. Rien n'est plus faux.

Lire n'est pas une détente pour moi, c'est une activité. Quand je lis je me sens vampire. Il faut du temps, parfois toute une vie pour écrire un livre et moi, simple, je m'accapare le fruit de son labeur en quelques heures. Je suis vampire et voleur.

Certains disent préférer "l'action" à l'inertie du lecteur, comme si lire était un acte passif. Je réponds à cela qu'une vie bien remplie ne permettra pas d'apprendre ce qui fut fait, dit et pensé depuis l'invention de l'écriture alors que le lecteur pourra lui, accéder à ce savoir, à toutes les merveilles mises sur papier. Ajoutons que lire n'empêche pas de faire autre chose.

Après avoir lu mon billet, vous vous questionnez sur vos choix de lectures? Pourquoi? À cause de nos auteurs qu'on ne lit pas? Chacun lit ce qui lui plaît, c'est parfait ainsi. Ne lisez pas la même chose que moi, faites-moi plutôt profiter de ce que je n'ai pas lu.

Accent Grave

 
At 7:42 PM, Blogger Celle qui va said...

Accent grave vous m'écrivez : Après avoir lu mon billet, vous vous questionnez sur vos choix de lectures? Pourquoi? À cause de nos auteurs qu'on ne lit pas?

J'ai écrit "questionner" dans le sens de réflexion. Non pas que je trouve que mes choix ne sont pas valables mais parce que de vous lire sur ce sujet a provoqué cette réflexion.

 
At 12:59 PM, Blogger Zylag said...

J'ai beaucoup lu dans le passé sur a peu près tout. Ces derniers 5 ans, mes favoris ont été Balzac, Donald Westlake (polars) et James Ellroy (polars aussi).

Depuis un an, je n'ai plus la patience de prendre un livre. Je suis peut-être atteint de la maladie de l'Internet. Je lis en quantité beaucoup plus qu'avant, mais des blogues, de l'actualité, des commentaires, etc.

 
At 3:50 AM, Blogger Fille aînée et soeur d'Elle said...

Il y avait toujours une énorme bibliothèque pleine de livres chez nous...Et tu avais toujours un livre entamé qui traînait sur ta table de chevet.Je me souviens de la grande Imogène d'Aghata Christie et de d'Hercule Poirot!
Pour moi lire était tout aussi normal que de se laver les dents à chaque jour.Je crois qu'on transmet l'amour de la lecture à nos enfants et que ça se fait naturellement.Mon Ado est un vampire-liseur-de-livres et si je veux lui faire un plaisir fou,je lui achète un livre par semaine, c'est sa paie!
Et c'est lui qui transmet ce goût à sa petite soeur,en la faisant lire avec lui,bien installé dans sa chambre le samedi matin...
C'est la seule permission qu'elle a,d'entrer dans son hâvre de paix!
Moi aussi,j'ai toujours un livre entamé qui traîne sur mon bureau...

 

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