2006/06/17

Vers un commerce responsable...

Il me semble qu'il existe de plus en plus d'individus sensibilisés aux questions environnementales. Par contre, je me demande s'il en est de même pour les entreprises.

Je pense que les détaillants en alimentation et nous de la restauration avons un grand pouvoir de changement parce que nos choix et nos façons de faire ont un impact sur les producteurs, sur l'environnement et sur les consommateurs.

Depuis maintenant trois ans, pour nous, à la rentabilité, la performance et l'excellence s'est ajoutée la responsabilité de protéger la planète. Chez nous le produit d'accompagnement vedette de nos plats est la frite. La pomme de terre est pelée, coupée et cuite sur place tous les jours devant les yeux des clients. Nous utilisons une pomme de terre produite près de chez-nous, de l'autre côté du fleuve, au Bic plus précisement. Cette pomme de terre est cuite dans de l'huile de canola produite ici au Québec.

Comme disait Laure Waridel, "rien ne sert d'aller voir ailleurs quand on trouve tout ce dont on a besoin à portée de main. Les produits locaux ont désormais la cote, au plus grand plaisir des producteurs québécois et de la planète entière."

Dans son livre L'envers de l'assiette et quelques idées pour la remettre à l'endroit elle écrit : "le transport d'une laitue de la Californie au Québec aura necessité 36 fois plus d'énergie en combustibles fossiles qu'elle n'en aportera en calories une fois consommée".

C'est donc dire qu'en achetant des produits locaux, je contribue à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Un petit geste à la fois, n'est-ce-pas cela changer le monde et collaborer à la santé de nos clients ?

3 Comments:

At 5:19 PM, Anonymous M'man de lui said...

On a l'impression de ne plus avoir de contrôle sur dame-nature.
Et moi, je me sens David contre Goliath. J'ai fait rire de moi par un jeune commis chez Métro, parce que je ne voulais pas de son sac en plastic. Il m'a dit que les jeunes ne s'intéressait pas à l'environnement. Est-ce que c'est une question d'âge? J'ai regardé autour de moi, et effectivement, il y a plus de gens de 50 ans et plus que ça préoccupe.
En tout cas, bravo pour acheter au Québec. Et pour ce qui est des frites, on est libre de les manger ou pas....Moi c'est sûr que j'en mangerais. La qualité de celles-ci me semble excellente.

 
At 9:10 PM, Anonymous Mon nom est Paul et je suis belge said...

Les bonnes frites de chez nous furent l’accompagnement quotidien des repas de mon papa, qui leur doit malheureusement des artères bien bouchées... Je dois donc conseiller de consommer avec modération ce parangon de la cuisine belge.

A propos de frites, coupons les ailes à deux canards :
- contrairement à leur dénomination américaine de french fries, qui suggère une origine française, les pommes de terre frites sont bien d’origine belge: l’on se rappellera que la pomme de terre a été importée en Europe par les conquistadores, qui en avaient fait la connaissance dans les Amériques, et elle se répandit immédiatement dans tout le monde espagnol. Or en ce temps-là, la Belgique, qui faisait partie de l’empire de Charles-Quint, était espagnole (elle était d’ailleurs alors dénommée Pays-Bas Espagnols). L’usage de la pomme de terre se répandit donc en Belgique plus d’un siècle avant que Parmentier ne l’introduise en France, et les noms courants qu’elle y porte restent le signe de son origine: patate, de l’espagnol batata (lui-même dérivé d’un nom indien semblable), nom qui plus précisément devrait désigner la patate douce, tubercule proche par la forme de la pomme de terre; Canada, nom qui réalise l’union de l’Amérique lointaine et de la francophonie si chère au cœur des wallons; crompire, de l’allemand krumpire (poire de terre), parce que Charles-Quint était tout à la fois souverain d’Espagne et Empereur d’Allemagne (la principauté de Liège est d’ailleurs restée membre du Saint Empire Romain Germanique jusqu'à l’époque de la révolution française).
Le lecteur attentif objectera que, s’il est ainsi établi que les pommes de terre ont été connues des belges bien avant que leurs voisins français n’en fissent leur ordinaire, cela n’établit pas l’origine de la frite elle-même... C’est là qu’intervient la tradition orale (ou, selon certain, la légende), fondement habituel des prétentions chauvines: il était à Namur une coutume selon laquelle on se régalait de petits poissons frits, pour célébrer les dons que la Meuse faisait à ses fils et filles. Or il advint que les petits poissons vinrent, vinrent, vinrent à manquer. Les namurois, ingénieux comme de coutume, eurent l’idée de les remplacer par des morceaux de pommes de terre de forme semblable, qu’ils firent frire. La frite était née et nul n’imaginait alors que, par l’entremise intéressée de Messieurs Mac Donald, Quick et autres Colonel Sanders, elle partirait quelques siècles plus tard à la conquête du monde en accompagnement obligatoire de viande hachée et de poulet reconstitué.
Jusqu’il y a une vingtaine d’années, les édicules où oeuvraient frénétiquement les spécialistes de la confection et de la distribution des frites portaient fièrement, en Belgique francophone, le nom de friture, et en flandre le nom de frituur, ce qui était à la fois typique et pratique, le belge se déplaçant dans une autre région que la sienne pouvant aisément savoir où se procurer ce qui est, en définitive et avec la monarchie depuis Albert Ier, le seul ciment de la belgitude. Etait-ce pour bannir tout régionalisme dans le parler de chez nous (ces beaux mots de mon enfance que le maître d’école soulignait en rouge avec la mention marginale 'belgicisme!', le traître), ou pour définitivement empêcher qu’un même concept puisse être recouvert par un mot de même prononciation en français et en flamand, ce qui mettait manifestement en péril le fragile équilibre de l’état fédéral belge et de ses communautés culturelles, toujours est-il qu’il fut déclaré urbi (bruxelli) et orbi que le terme friture ne pouvait désigner qu’une assiettée de poisson dégoulinant de graisse chaude et malodorante, et que les baraques à frites seraient désormais dénommées, pompeusement mais correctement, friteries. Loin de moi l’idée de contrecarrer cet assaut de correction linguistique, après tout phénomène rare dans les préoccupation des représentants de la nation et de tout qui incarne la conscience du peuple, mais je constate que l’Encyclopédie Larousse donne, pour le mot friture, la définition, entre autres, de baraque à frites, et que même Littré (que je ne soupçonne pas d’avoir utilisé les pages de ses invendus à faire des cornets) reconnaît pour friture l’établissement où l’on prépare des sardines à l’huile (ce qui prouve indubitablement la réalité de la légende namuroise citée ci-avant, le grand lexicologue persistant à confondre pommes de terres frites et petits poissons à l’huile). Bref, cependant que les wallons s’obstinaient à bannir de leur vocabulaire le terme friterie pour être de bon bec (qui n’est que de Paris), les détenteurs de l’authenticité francophone l’adoptaient. Lè-y’m ploré!

 
At 9:29 PM, Blogger Celle qui va said...

Le choix d'utiliser l'huile de canola nous demande plus de contrôle de la qualité que l'huile d'arachide ou le gras d'animal.

Le plus important est d'éviter de chauffer l'huile à une température trop élevée. Le point de fumée est déterminé par la nature des acides gras de l'huile. Ainsi, plus une huile a un point de fumée élevé, plus elle est résistante à la chaleur. L'huile de tournesol, l'huile d'arachide et l'huile de canola respectent ce critère mais l'huile de canola possède la plus faible teneur en gras saturés (6%). Elle aurait pour effet de diminuer le taux de cholestérol sanguin en plus d'avoir des effets bénéfiques sur le cerveau.

Voilà pour le cours sur la cuisson des frites. Le temps nous a appris ce que nous savons aujourd'hui.

 

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